L'infatigable marcheur... Gérard !


 Un guide exceptionnel..

Par tous les temps, soleil, pluie, vent, tu nous a guidés durant des années. Nous ! mais aussi les marcheurs des clubs des alentours et les affiliés de l'office du tourisme chaque jour de vacances.

Tu connaissais tous les chemins, les détours pour animer les randonnées, et s'il t'arrivait -rarement- d'hésiter, alors tu prenais le vent, visais le soleil et hop.. un clocher, une ruelle, un champ, tu retrouvais le chemin.



Tu étais infatigable ! Puis nous t'avons vu peu à peu aller moins vite, souffler, et même un jour renoncer à nous accompagner - Sur le parcours Mireille veillait à ta santé. "Prends un peu d'eau, un peu de "ventoline" . Mais toi,  pour t'encourager dans tes efforts, tu avais ton petit poste de radio !! Là plus de roucoulements, ni de sifflements, ni pépiements d'oiseaux, mais Tino Rossi, Edith  Piaf, F. Adamo... Cela te rappelait tes jeunes années ou une époque de travail. 



Très jeune, employé dans une boulangerie à allumer le feu de bois que tu devais entretenir au petit matin, tu devais siffler quelques airs connus pour t'encourager et braver les frayeurs de la nuit. Ne nous as-tu pas raconté - histoire véridique - que près du cimetière de Fresville il y avait la nuit des chuchotements qui t'effrayaient ? et là tu ne devais pas traîner au chargement des bûches pour le patron.


Lors de nos réunions, tu animais avec joie l'assemblée en chantant tes morceaux préférés "La Më."  et en servant les boissons avec dextérité. Il  te manquait le tablier et le torchon comme les maîtres de chais.


 Infatigable, généreux, et charmeur .. Voyez sur les photos toujours un large sourire complice. Il aimait 
être soigné, bien coiffé, bien mis. Tout comme son jardin, ses fleurs, ses arbres bien taillés. Une maisonnette toute jolie avec ses volets et rambardes bleues.  Et qui n'a pas apprécié au retour d'une balade, une teurgoule faite par Gérard. Un régal !! 

Oui, Mireille !! tu étais derrière lui, tu le secondais. Vous aviez vécu la perte de Karine - un drame dont on ne peut vivre sans blessure. Nous le devinions, un simple voile dans vos yeux nous rappelait votre malheur. Mireille, nous pensons tous à toi avec tristesse.



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Alain... toujours accompagné de ton bâton !

Rauville-la-Bigot ... Les Histoires du Petit Léon

Merci Nelly !