Après quelques efforts, une petite pause.. et là, l'un de nous se remémore ses souvenirs de gamin, le Petit Léon ! "J'y suis né, j'ai vécu longtemps dans cette grande maison, recouverte de bois ! Mes parents étaient les gardiens de la Bihellerie. Il fallait me tenir comme un grand, quand on rencontrait les propriétaires. Maman vérifiait toujours mes vêtements et l'état de mes chaussures, lorsque ces gens m'emmenaient à la plage. Avant de devenir cette jolie allée, menant à la Croix aux Geais, c'était une ancienne décharge à ciel ouvert. Parfois, le soir avec mes cousins, mon père nous apprenait à chasser les rats qui s'y régalaient. On était très fiers d'en prendre quelques-uns, à la carabine à plombs. Ce qui plaisait bien davantage à Maman, c'étaient les fêtes de l'Ascension. Combien de fois nous avons décoré cette Croix, et dit des prières avec les habitants du hameau. Le prêtre l'aspergeait d'eau bénite et d'encens. Cela no...
Après son opération en cardiologie, Bernard était revenu heureux de reprendre les marches. Simonne y veillait avec tendresse. "à petits pas" disait-elle. Lors de réunions, toujours active, serviable, Simonne prenait le torchon en main, présentait les plats, servait le café et petits pains les mardis aux résidents des "Peupliers". Elle savait attendre son tour sans impatience, pour la galette. Simonne, toujours à l'écoute des Autres... Vous souffriez, un remède était trouvé.. une tisane, une plante, du miel. Simonne prenait grand soin de la Nature, et suivait les conseils précieux de Bernard. Leurs abeilles avaient-elles assez de réserve pour l'hiver ? Leur fallait-il du sucre candy ou un remède contre les acariens ? Ses qualités, générosité, compassion, ont fait de Simonne une amie exemplaire. Simonne ! tu rejoins Jules, Gisèle et Josiane à notre grande tristesse.. le Temps passe, ma...
Ces mots prononcés par Arletty, grande figure du cinéma, -dont l'accent "Titi parisien" et sa gouaille faisaient tout le bonheur de ses fans - caractérisent bien le Mont Castre ! Pour ressentir cette ambiance, une grimpette nous demande quelques efforts ! Là, surprise, ravissement, pouvions-nous imaginer l'immensité de ce panorama, fait de bois et forêts, quelques clochers émergeants. Un chemin nous invite à poursuivre notre balade, or les troncs des arbres -tels des hommes en armes- semblent l'interdire. Y aurait-il un droit de passage ? Symboliquement, oui ! nous abordons, en effet, un lieu de mémoire. D'un belvédère, nous pouvons imaginer les batailles successives sur ce "camp de César", le castrum- qui fut pris et repris par diverses armées conquérantes. Les boucliers s'entrechoquent, les lances émettent des sifflements, les cris ou râles des combattants sont perçus de toutes parts et puis les hourras !! A quelques mètres, se dresse un se...
Commentaires
Enregistrer un commentaire