Mont Castre ... "Atmosphère, Atmosphère !"
Ces mots prononcés par Arletty, grande figure du cinéma, -dont l'accent "Titi parisien" et sa gouaille faisaient tout le bonheur de ses fans - caractérisent bien le Mont Castre !
Pour ressentir cette ambiance, une grimpette nous demande quelques efforts !
Là, surprise, ravissement, pouvions-nous imaginer l'immensité de ce panorama, fait de bois et forêts, quelques clochers émergeants.
Un chemin nous invite à poursuivre notre balade, or les troncs des arbres -tels des hommes en armes- semblent l'interdire. Y aurait-il un droit de passage ? Symboliquement, oui ! nous abordons, en effet, un lieu de mémoire.
D'un belvédère, nous pouvons imaginer les batailles successives sur ce "camp de César", le castrum- qui fut pris et repris par diverses armées conquérantes. Les boucliers s'entrechoquent, les lances émettent des sifflements, les cris ou râles des combattants sont perçus de toutes parts et puis les hourras !! A quelques mètres, se dresse un semblant de tour de guet féodale qui semble nous dire "Ne craignez rien ! au bord de cet à-pic, je veille encore ! ".
Plus loin, les ruines d'un lieu de prières et de quelques stèles tentent de rester en place. Consacrée, l'église accueillait ses fidèles et ses pèlerins dès le XIIème- une architecture romane très simple- puis agrandie et détruite vu l'éloignement du village. Seul un if, plus que centenaire, se dresse majestueux et attend quelques passants ou oiseaux.
Mais auparavant, une forte émotion nous saisit... " l'Allée couverte" datant de 1500-1200 avant JC. et quelques pierres fichées dans le sol ou à terre. Cet ensemble funéraire nous interroge ! Qui sommes-nous sur cette Terre ? Pourquoi ce passage si bref ? et là notre esprit vagabonde..
Si nous sommes poètes, on se remémore quelques vers " Ô temps, suspends ton vol..", si nous aimons la musique, on fredonne "les feuilles mortes se ramassent ..et les regrets aussi.."
Et notre balade se finit autour du lac ! un plan d'eau calme, très peu de rides. Imprégnez-vous de la photo de Cath ! Quelques canards bien silencieux cherchent leur nourriture et une cache pour la nuit. Le jour décline, la pénombre s'invite. L'humidité des lieux s'incruste dans les sous-bois, les fougères et dans nos corps. Nous remontons le col, nous nous enveloppons au mieux dans nos doudounes et sur un banc, une dernière halte.
Le silence de la nature s'impose. L'introspection et les souvenirs nous submergent !
Une balade que personne n'oubliera tant il y a eu de sensations perçues en chacun. Merci Nadine ! Merci Jean !

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